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Amour toujours
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Amours verrouillés sur le pont des Arts
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Le nouveau rituel amoureux parisien ? Se jurer un amour éternel autours d’un cadenas qu’on accroche aux rambardes du pont des Arts (certains préfèrent la passerelle Léopold Sédar-Senghor). On jette ensuite la clé à la Seine…
Plus de 1600 cadenas gravés au nom d'autant de couples ornaient ainsi le Pont des Arts au début de mois de mai. La préfecture et la mairie de Paris commençaient à s’en inquiéter quand soudainement, le 12 mai, tous les "lovelocks" ont disparu. Les autorités ont démenti toute implication dans cette disparution étrange…Mystère.
Et voici que les cadenas refleurissent. De toutes tailles et de toutes les couleurs, ils ont repris leur place sur le pont des Arts. D’où vient cette tradition ? Les Italiens affirment qu’elle est née chez eux. Après la parution du best-seller à l’eau de rose « J’ai envie de toi » de Federico Moccia, où les deux héros accrochent un cadenas avec leurs noms sur un lampadaire du Ponte Milvio à Rome avant de jeter la clé dans les eaux du Tibre.
Les Hongrois revendiquent aussi la paternité de cette coutume. Les cadenas seraient apparus pour la première fois dans les années 80 dans la ville de Pécs. Depuis cette époque, les cadenas gravés sont accrochés sur une grille en fer forgé dans une ruelle reliant la mosquée et la cathédrale.
Moscou a aussi ses lovelocks sur le pont Luzhkov…tant et tant que la mairie moscovite a décidé de construire des arbres métalliques destinés aux cadenas.
Dans de nombreuses villes, les mairies se disent débordées par les "cadenas d’amour". A Pécs ou à Rome, les autorités locales tentent de décourager les amoureux d’accrocher leurs cadenas, en les enlevant ou en menaçant d’amendes ceux qui tenteraient d’en installer. A Paris, la mairie envisage de faire construire près de la Seine des arbres à cadenas comme à Moscou…Rien n’est encore confirmé.
Hérade Feist