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La fête est (presque) finie
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La fête est (presque) finie
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La nuit à Paris ? Depuis des années, elle a du plomb dans l'aile.
D'un côté, des clubs huppés, aussi peu créatifs que socialement mixtes. De l'autre, des salles musicalement pointues mais assez peu soucieuses de toute dimension festive et glamour. À Paris, passé trente ans, on ne danse pas, on dîne. En attendant que des amis bien logés et bien intentionnés organisent une fête ; les occasions sont rares.
Le constat n'est pas nouveau, mais il est à l'origine d'une pétition lancée par Technopol en octobre dernier qui entend tirer la sonnette d'alarme avec déjà près de quatorze mille signatures réunies. Les autorisations difficiles à obtenir, les fréquentes menaces de fermetures : rien n'est fait pour encourager un renouvellement de l'offre commerciale. La réglementation, déjà très peu incitative, s'est encore compliquée avec la loi antitabac : depuis que les fumeurs sortent pour en griller une, les salles sont en effet censées gérer leur public jusque sur le trottoir.
La nuit peut-elle être différente, excitante ? Les échos en provenance de Londres et Berlin, où les fêtes investissent des lieux industriels, par définition moins réglementés, laissent penser que oui. Mais à Paris ?
L'été, les soirées Respect sur la péniche Concorde Atlantique amènent un peu d'air frais. Mais surtout, il y a les Dimuschi Party. Tous ceux qui ont pu assister à l'une d'entre elles vivent dans l'attente de la suivante, et dans l'angoisse de la fin programmée de ces soirées magiques qui se tiennent une à deux fois par an. Un lieu exceptionnel investi pour quelques heures, un accueil pro et souriant, une programmation savante et séduisante qui associe musiciens et artistes vidéos, une déco sophistiquée - des bouquets géants trônent sur le bar - et surprise, une population d'âges et de situations variés, mélangée dans le plaisir de danser. Un rêve. "Notre travail vise à créer une même réceptivité pour chacune des personnes présentes, smicard ou banquier, branché ou pas" expliquent les organisateurs de Dimuschi, Laurent Baylet et Patrick Bamberger, co-fondateurs, avec Éric Dalbin, de Dalbin Event. Ces raves urbaines - à tous les sens du terme - seraient hélas, en passe de s'arrêter. Une dernière soirée, encore, peut-être, et ensuite … "Nous avons envie de faire voyager ce concept dans le monde" expliquent les deux associés. Paris va les regretter.
a-c.s.
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