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Les Chinois sans papiers sortent de l'ombre
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Des Chinois sans papiers manifestent à Paris
© 2009 DR
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Les Chinois clandestins sortent de l'ombre
Les Chinois clandestins sortent de l’ombre.
Pour la première fois, des Chinois ont rejoint le mouvement de grève des sans papiers et demandent leur régularisation. Ils sont près de 300 ; et chaque jour, depuis la fin du mois d’octobre, ils occupent le local du Fafih, un syndicat hôtelier dans le 8è arrondissement.
Ce sont en majorité des femmes. Comme Xiao, la cinquantaine, qui est arrivée en France il y a dix ans. Elle fait de la couture quinze heures par jours pour un patron chinois qui la paye 500 euros par mois. “ Personne ne veut faire ce travail, c'est très dur. Mais je n’ai pas le choix. Sans papiers, je dois accepter tout cela”.
Pourquoi sortir de la clandestinité aujourd’hui ? “Il y a de plus en plus de contrôles et les patrons n’osent plus nous embaucher. Ce sont surtout les Chinois déclarés qui continuent à travailler ”, explique Feng Yang, porte parole des grévistes.
Rien n’est prévu pour régulariser des travailleurs sans fiches de salaires ou promesses d’embauche. Pour la CGT à l'origine de cette grève, le gouvernement doit modifier ses critères de régularisation. Par exemple: prendre en compte le témoignage des collègues qui travaillent avec des clandestins. Le mouvement de grève rejoint par les Chinois est très suivi : en région parisienne, 5000 sans papiers occupent leurs lieux de travail depuis la mi octobre. Sur les piquets de grève, le code du travail les protège, ils ne peuvent pas être arrêtés. Mais dans la rue, ils sont susceptibles d'être arrêtés et expulsés à tout moment. Ce sont pourtant eux qui font “tourner” Paris. Sans eux, plus de restaurants, d’hôtels, de chantiers de construction ou de rénovation .... h.f.